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Info Cadres : Environnement

Des ingénieurs et cadres pour une entreprise respectueuse de l’environnement

La question de l’environnement est de plus en plus présente dans les débats de la société. La CGT a décidé la mise en place d’un « plan syndical d’action pour l’environnement ». Il s’appuiera sur un outil construit en interne par la CGT : « le radar travail et environnement ».

Pour la 1° fois, en 2018, le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), crée en 1988, porte dans son rapport que la lutte contre le réchauffement de la planète est indissociable d’une société plus durable et plus équitable. Or, une grande majorité de nos gouvernants et particulièrement la France, s’engage très timidement dans cette voie. Oserons-nous parler d’un green-washing présidentiel ? Sur la question environnementale, la CGT est aussi sur la double besogne et doit porter ses propositions, hors et dans l’entreprise.

Il faut un nouveau modèle de croissance, fondé sur le développement humain et écologique. Le PIB n’a pas de sens et est artificiel, car il intègre des bulles spéculatives indépendamment des richesses réellement créées. Des indices alternatifs existent comme l’indice de développement humain (IDH). Le fait de redéfinir ce qu’est la richesse et la croissance est un levier pour donner du sens à notre travail, et nous permettre d’inscrire notre activité quotidienne dans une dynamique de progrès pour satisfaire les besoins.

Il faut relocaliser la production. La mondialisation des échanges permet la mise en place d’une stratégie de dumping social, environnemental et fiscal au niveau international. Les délocalisations transfèrent la pollution vers les pays émergents, et de s’exonérer des normes environnementales. C’est en totale contradiction avec les préoccupations climatiques. Le développement des circuits courts est une priorité environnementale et sociale, pour rapprocher le lieu de production du lieu de consommation.

Il faut développer les services publics et les infrastructures. Il s’agit notamment de développer les infrastructures publiques au service d’un maillage de proximité du territoire et être à l’opposé des partenariats publics privés. Il faut regagner la gestion publique de nombreux secteurs.

De plus en plus souvent, malgré leurs responsabilités, leurs qualifications et leur place dans les processus de production, les ingénieurs et cadres n'ont pas les moyens de faire évoluer leur travail et leur entreprise pour limiter son impact environnemental. Pourtant, l'engagement professionnel des salariés est une ressource pour envisager ce développement durable.

Pour cela, il faut obtenir de nouveaux droits sur les questions environnementales pour pouvoir intégrer ces enjeux au quotidien dans le travail, la formation initiale et continue. Actuellement, les ingénieurs et cadres sont soumis à un devoir de loyauté. La responsabilité professionnelle doit être réhabilitée et adossée à l’intérêt général, avec un droit de refus, d’alerte et de propositions alternatives pour faire primer l’éthique et la déontologie professionnelle. La responsabilité professionnelle doit se traduire par une responsabilité sociale et environnementale. Dans cet esprit, les ingénieurs et cadres doivent disposer d’un droit d’alerte technologique.

Il faut se réapproprier l’outil de production en permettant aux Instances Représentatives du Personnel, de pouvoir disposer de droits d’information élargis et de pouvoirs supplémentaires, pour peser sur les orientations stratégiques de la chaîne de production. Les technologies numériques doivent permettre de tracer les conditions sociales et environnementales de fabrication sur l’ensemble du processus de la chaîne de valeur du début du processus de fabrication à la livraison.