Négociations salariales 2026 - En direct n°4
19 mars 2026
La CGT refuse d’entériner une baisse du pouvoir d’achat !
Comme pour chaque projet d'accord, la CGT a consulté ses syndiqués.
À une très large majorité ils ont refusé de valider un accord qui ne comble pas les pertes de pouvoir d'achat des années précédentes, qui ne garantit aucune augmentation à 76% des salariés, qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les discriminations de salaires et qui va financer les réorganisations dont REGAIN.
Des milliards pour les actionnaires, des millions pour les dirigeants, des miettes pour les salariés !
Les résultats d'Orange sont excellents. L'EBITDAaL en France a même augmenté. La baisse du bénéfice n'est due qu'à des provisions financières. Les dividendes vont s'élever à 2,4 milliards d'euros. Et la direction prévoit de l'augmenter à 85 centimes dans les 2 ans !
La DG a prévu de fortement s'augmenter (+11% en fixe et +71% en variable). 1 400 dirigeants d'Orange vont se partager une rémunération variable de 51 millions d'euros.
Pour les salariés, c'est 2% en cumulant toutes les mesures. Et 76% des salariés n'ont aucune assurance d'être augmentés. La prime de partage de la valeur ne compensera pas la baisse de l'intéressement et de la participation.
En 2026 les salariés d'Orange France auront une rémunération totale inférieure à celle de 2025. Pour la CGT c'est inacceptable !
Il faut rouvrir les négociations !
La CGT a demandé une "clause de revoyure" quelques jours après le début de la guerre en Iran. Refus immédiat par la direction.
L'évolution du prix des carburants montre pourtant que le coût de la vie va beaucoup augmenter en 2026.
Non au chantage de la direction !
La direction a renouvelé son chantage des années précédentes. Si son projet ne donnait pas lieu à un accord, elle donnerait moins. Le chantage de la direction est scandaleux et inacceptable !
La CFDT et la CFE-CGC ont cédé au chantage et signé l'accord salarial.
La CGT l'avait dit les années précédentes : accepter un chantage est la plus sûre façon qu'il se reproduise. Nous avions malheureusement raison.