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Combattons avec la CGT le nouveau dumping social infligé aux CC et CCR

12 févr. 2024

Temps de lecture minutes

En 2016, les guichetiers ont été transformés en Chargés de Clientèle. En 2017, les EAR  ont été supprimés et les Chargés de Clientèle Remplaçants ont été institués. La CGT a bataillé pour améliorer les propositions de La Poste  pour les CC et CCR, mais ne les a pas signées puisqu’elles étaient très défavorables aux personnels. 

Une organisation de l’activité des CC et CCR toujours plus dégradée !

En 2022 – 2023, les dirigeants de La Poste ont proposé un nouvel accord pour ces deux fonctions, tellement pourri qu’ils n’ont pu trouver une majorité de syndicats décidés à cautionner leur politique. C’est un énorme camouflet pour nos dirigeants que de devoir passer par des Instructions émanant de décisions unilatérales et non d’accords ! 

C’est un peu comme les 49.3 du gouvernement ! 

En effet, ils ont décidé unilatéralement de nouvelles dispositions pour organiser l’activité quotidienne des CC et CCR, se traduisant encore par des dégradations de leurs conditions de travail et d’indemnisation. Ces Instructions font l’impasse sur les dispositions sociales (conditions de travail, carrière, incivilités…).

Focus sur les prises et fin de service 

L’instruction précise que « Chaque Directeur de Secteur veillera à ce qu’un temps suffisant soit laissé aux Chargés de clientèle à la prise et fin de service. Ce temps cumulé sera compris entre 10 et 30 mn en fonction du contexte local. Pour les agents ayant 2 vacations dans la même journée, ce temps cumulé sera de 20 minutes minimum ».

Il faudrait que ceux qui veulent instaurer ces règles prennent la peine de pénétrer quelques instants dans un bureau pour constater combien elles sont insultantes pour les CC et CCR. Dix minutes pour ouvrir et fermer un bureau, c’est dangereux, tout simplement.  

Ce qui empire pour les Chargés de Clientèle

  •  La mise en place de trois nouvelles zones de mobilité, au-delà des 20 km actuels ou 5 bureaux (de 20 à 30 km, de 30 à 40 km et de 40 à 60 km). Elles restent facultatives, mais chacun comprendra que l’intention est d’élargir le périmètre d’intervention et la mobilité des CC pour coller à l’élargissement des secteurs ! Pour la CGT, c’est non !  
  • Désormais, les CC pourront intervenir sur un secteur voisin, toujours dans la limite des 20 km autour du lieu habituel de travail, « sur une partie minoritaire de leur temps de travail ». C’est intolérable et nous ramène au « tous CCR » combattu par la CGT.  
  • De ce fait, l’entreprise institue un barème indemnitaire minable pour pousser à la mobilité (quid du risque routier, de l’usure du véhicule, des conséquences de l’inflation, de la crise environnementale ?) sur le modèle de ce qui existait pour déjà pour les CCR (de la zone 1 à la zone 4). Nos dirigeants font payer au personnel leurs choix politiques calamiteux ! Ces indemnités minimes - parfois inférieures à la maigre aumône octroyée aux CCR - s’appliquent aux interventions sur un secteur voisin et à celles des nouvelles zones 2, 3, 4.

Et toujours moins pour les CC Remplaçants

La CGT veut insister sur les nouvelles atteintes à leurs indemnités. Pour cela, elle a comparé les nouvelles dispositions avec celles qui existaient dans l’accord de 2017, qui avait déjà fait perdre parfois plus de 15000 euros annuels à certains EAR ! N.B. Les nouvelles zones ont des périmètres différents. 


Accord 2017Instruction 2024
Zone 1Déplacement en environnement urbain
4 €
Distance de 0 à 20 km autour du LHT
Aucune indemnité
Zone 2
Déplacement en environnement rural, dont le rayon d’intervention à partir du lieu habituel de travail (LHT) ne peut être supérieur à 30 km
8 €
Distance sup à 20 km et inférieure ou égale à 30 km autour du LHT
15 € brut / jour
Zone 3
Déplacement en environnement rural, dont le rayon d’intervention à partir du LHT est supérieur à 30 km et au maxi de 50 km.
12 € + Taux repas
Distance sup à 30 km et inférieure ou égale à 40 km autour du LHT
20 € brut / jour
Zone 4
Déplacement en environnement rural, avec rayon d’intervention à partir du LHT supérieur à 50 km et au maxi borne définie en local. 
16 € + Taux repas
Distance sup à 40 km et inférieure ou égale à 60 km autour du LHT
25 € brut / jour et un repas

Résultat, les CCR voient fondre leurs indemnités 

  • Sur les déplacements entre 0 et 20 km (plus d’indemnités, un vrai scandale, alors qu’ils restent certainement parmi les plus fréquents !). 
  • Sur ceux entre 30 et 40 km ( taux repas supprimé !). 
  •  Et même lorsqu’ils ne sont pas perdants en regard de l’accord de 2017, l’indemnité reste complètement insuffisante ! C’est un absolu déni de reconnaissance de leur fonction ! Non satisfaits d’abandonner les territoires et les usagers, les dirigeants de La Poste en font payer le prix aux salariés !

Nous voulons disposer de nos congés lorsque nous en avons besoin!

Les instructions n’en parlent pas, mais bénéficier de congés est de plus en plus compliqué avec les restructurations et les suppressions de postes de CCR et de CC ! De fait, le nombre de départs simultanés a été divisé parfois par deux en quelques années. Ex: en été sur certains secteurs on pouvait partir à trois ou quatre maintenant avec la réduction de personnel on ne pourra partir qu’à 2 voire 1 sur les petites vacances. Ce n’est pas acceptable !

Postières et postiers de la BGPN, CC, CCR, COBA, encadrants, dès le 15 février, mobilisons-nous avec la CGT pour mettre fin au dumping social que nous subissons depuis des années et gagner des droits nouveaux.

  • Réclamons avec la CGT une augmentation immédiate de 10 % de nos salaires, des emplois pour bien travailler et une véritable reconnaissance de nos missions et de nos qualifications. 
  • Gagnons que La Poste rende tout son sens à notre travail.