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Activités postales - Racisme, xénophobie, LGBTIphobies ...

9 juin 2026

Temps de lecture minutes

... leur poison divise, notre syndicalisme CGT FAPT rassemble et arme les salarié·es des activités postales.

Depuis toujours, le patronat et les gouvernements ont la même méthode : habiller les travailleurs les uns contre les autres pour mieux les exploiter. Diviser par l'origine, la couleur de peau, la nationalité, la religion supposée, le genre ou l'orientation sexuelle. Le racisme, la xénophobie, les LGBTIphobies ne sont pas des « dérapages », mais des outils de domination. 

Dans les bureaux, les centres, les plateformes, on connaît tous les petites phrases, les blagues lourdes, les réflexions racistes ou homophobes qui pourrissent l'ambiance. On connaît les mises au placard, les refus de promotion, les affectations pourries parce que « tu n'es pas comme les autres ». Les collègues LGBT+ qu'on force au silence, les salariés·es étrangers·es qu'on menace de papier ou de contrat. Ce n'est pas du folklore, c'est de la violence sociale.

Pendant ce temps, la direction restructure, supprime des postes, augmente la charge, généralise la précarité. Et l'extrême droite souffle sur les braises, elle désigne des boucs émissaires, attise la peur, transforme la colère légitime contre les salaires de misère et les cadences en haine du voisin de casier ou de livraison. Son projet est clair : diviser le camp des travailleurs pour laisser tranquille ceux qui encaissent les profits. 

La CGT FAPT affirme tout l'inverse, le camp des salarié·es, c'est tout le monde, quels que soient l'origine, la nationalité, la religion, le genre ou l'orientation sexuelle. Le droit au travail, c'est le droit de bosser là où on peut exercer son métier, avec le même salaire, la même carrière, le même respect que les autres. Aucune différence de traitement ne doit être tolérée, ni justifiée, ni camouflée derrière l'« humour ».

Nous refusons la logique de peur. Peur de perdre son poste, peur de parler, peur d'être soi. Peur de l'étranger, du collègue racisé, de la collègue trans, de l'homoparent, que les discours de haine tentent d'installer partout. La seule peur utile pour le patronat, c'est celle qui paralyse les travailleurs. La seule force utile pour nous, c'est la solidarité organisée. 

Le racisme, la xénophobie et les LGBTIphobies ne sont bons qu'à une chose, faire baisser le niveau pour toutes et tous. Baisser les salaires, les statuts, les protections, les droits. Quand on laisse attaquer les plus exposés, on prépare la prochaine attaque contre tout le monde. Quand on laisse humilier un collègue, on affaiblit tout le collectif.

Face à ça, il y a deux choix, se taire et subir, ou se serrer les coudes et relever la tête. La CGT FAPT choisit le camp des salarié·es, tous les salarié·es. Partout où la haine s'installe, nous répondons par l'action, par la défense des victimes, par la dénonciation des pratiques, par la syndicalisation et par la lutte collective. Le message est simple : pas de droits sans égalité, pas d'égalité sans combat contre toutes les discriminations.

  • La CGT FAPT propose d'en finir avec le silence. Toute insulte raciste, toute remarque xénophobe, toute blague homophobe ou transphobe doit être dénoncée, traitée, sanctionnée. Pas de zone grise, pas de « ça ne se fait plus », pas de « on ne va pas en faire une histoire ». On en fait une histoire, parce que c'est notre dignité.
  • Nous exigeons l'égalité totale : mêmes salaires, mêmes carrières, mêmes formations, mêmes droits pour tous et tous, quelle que soit l'origine, la nationalité, la couleur de peau, le genre ou l'orientation sexuelle. Les collègues LGBT+ doivent pouvoir être visibles s'ils le souhaitent, protégés tout le temps. Les collègues étrangers doivent être respectés, sécurisés sur le plan des papiers et des contrats. Aucune carrière ne doit être cassée parce qu'on ne rentre pas dans la « norme ».
  • Des outils concrets : affichage clair des droits, procédures de signalisation simples, référent·es identifié·es, intervention immédiate des représentants·es du personnel, accompagnement syndical systématique. Une discrimination non combattue ouvre la porte à la suivante. L'organisation syndicale est là pour briser l'isolement, soutenir, attaquer, gagner.
  • Enfin, la CGT FAPT combat frontalement les idées d'extrême droite et toutes les politiques qui veulent dresser les travailleurs les uns contre les autres. Notre ligne est nette : pas de dumping social, pas de hiérarchie entre salariés·es, pas de divisions fabriquées. Un même camp, celui du monde du travail. Un même objectif : augmenter le niveau de droits pour tout le monde, et non le baisser pour quelques‑uns.

C'est en se tenant ensemble, épaule contre épaule, qu'on fera reculer le poison des discriminations et qu'on fera avancer les conquêtes sociales.

Les Marches des fiertés font pleinement partie de ce combat. La CGT FAPT y a toute sa place, non pas en spectatrice, mais en organisation syndicale engagée contre les discriminations, les violences et les LGBTphobies au travail. Y participer, c'est affirmer que les droits des salariés·es LGBT+ sont des droits syndicaux, que l'égalité ne se négocie pas à la baisse et que les lieux de travail ne doivent jamais devenir des espaces de peur, d'humiliation ou d'invisibilisation. C'est aussi dire clairement que face à la haine, aux discours réactionnaires et aux offensives de l'extrême droite, notre camp est celui de la solidarité, de l'égalité des droits et de l'unité du monde du travail. 

Oui

la CGT FAPT doit être dans les Marches des fiertés.

Parce qu'au travail aussi, les LGBTphobies frappent, isolent, humilient et cassent des vies. Parce qu'un syndicat de lutte ne laisse jamais des collègues seuls face aux insultes, au harcèlement, à l'outing forcé ou aux discriminations de carrière. Parce que défiler dans les Marches des fiertés, c'est porter une exigence simple : mêmes droits, même dignité, même protection pour toutes et tous, et pas de place pour les idées réactionnaires qui veulent diviser le salaire.