Retraités - Flash info 2026 - n°2
6 févr. 2026
Oui, les retraité·es ont le droit de vivre dignement ! Elles et ils ont des revendications !
La situation tant internationale que nationale a de quoi inquiéter : remise en cause du droit international, conflits armés et tensions mondiales, progression de l‘extrême droite.
La loi de financement 2026 est adoptée par le 49.3. C’est moins 35 milliards € pour 2026, moins 2 milliards pour les collectivités, la suppression de 4 000 postes d’enseignants pour la rentrée prochaine…mais + 6,7 milliards pour le budget des armées.
Les élections municipales se préparent. Les listes sont souvent déclarées apolitiques dans les petites communes. Soyons vigilants et étudions leur programme en étant attentifs aux termes choisis car peut s’y cacher l’extrême droite. La CGT a une position claire contre l’extrême droite et met à disposition des argumentations.
Le droit syndical a une valeur constitutionnelle. Pourtant 1.000 militants sont sous le coup de la répression syndicale en France. 2.000 syndiqué.es et 500 non syndiqué.es, dont 30 retraité.e.es FAPT, ont participé au meeting du 4/02 pour les libertés syndicales, contre les discriminations syndicales, pour l’état de droit. Les interventions riches et engagées ont mis en lumière les charges de l'extrême droite, en plus de celles du patronat et du gouvernement, envers les syndicats. Humoristes et chanteurs ont ponctué cette soirée. Le président de la CSI a indiqué que dans 96,7% des pays, le droit de vote y est violé. Ce meeting est une bouffée d'espoir et de solidarité.
Si on a eu +0,9% sur notre pension à compter du 1/1/26, la baisse de notre pouvoir d’achat est toujours réelle. Tout nous est présenté comme si les moyens financiers n’existaient pas. Pourtant 211 milliards€ sont versés aux entreprises sans contrôle de l’utilisation des fonds, les seules entreprises du CAC 40 bénéficiant d’allègement de cotisations sociales distribuent près de 100 milliards€ à leurs actionnaires, en 2024. Si la période actuelle peut être anxiogène, la résignation n’est pas de mise. Le 2 avril les retraité.es ont toutes les raisons d’être mobilisé.es et dans les rue à l’appel de la CGT.
Les mobilisations pour le 8 mars doivent être à la hauteur des enjeux pour gagner l’égalité salariale et donc de pension, de bonnes conditions de travail et de vie, le respect de la femme. Une loi sur la fin du devoir conjugal vient d’être adoptée. Le devoir conjugal ne figurait dans aucune loi ; inscrire le consentement au sein du couple peut permettre l’évolution des mentalités. Quand une femme dit non, c’est non !