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Indemnités de la PDG du Groupe La Poste : une fable qui appelle à revisiter la morale ! … « Le laboureur et ses enfants ».

7 janv. 2026

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Communiqué de presse 

La nouvelle Présidente Directrice Générale du Groupe La Poste vient de s‘octroyer une prime de 450000 euros au terme de son mandat en 2030 et jusqu’à 900000 euros d’indemnité en cas de départ avant la fin de celui-ci.

La CGT FAPT dénonce cette décision scandaleuse. A défaut de pouvoir dépasser le salaire annuel plafond de 450000 euros bruts imposé aux dirigeants mandataires sociaux des entreprises publiques (loi de 2012), la nouvelle occupante du siège de PDG du Groupe La Poste, pense déjà à un éventuel départ prématuré. Nommée sur proposition du Président de la République, la dirigeante veut elle anticiper une issue qui pourrait lui être défavorable au sortir du scrutin de l’élection Présidentielle qui surviendra en cours de mandat en 2027 ?

Si Marie-Ange DEBON peut désormais bénéficier de cet avantageux « coup de chapeau », qu’en est-il des quelques 230000 postières et postiers du Groupe qui créent les richesses de La Poste au quotidien ?!

En 2025, certaines entreprises du Groupe La Poste n’ont pratiqué aucune augmentation générale des salaires ! Les maigres augmentations concédées - parfois sous la contrainte des luttes des salarié.es - ont varié de 1,3% à 3% seulement. Un comble inacceptable pour un Groupe dont les résultats financiers sont en hausse.

Aujourd’hui, de nombreux salariés du Groupe finissent leur carrière en atteignant péniblement 1700 euros nets par mois. C’est indécent et ne permet plus de vivre dignement ! A l’échelle du Groupe, La Poste organise délibérément une politique « de trappe à bas salaires », enfermant l’ensemble des salarié.es, toutes catégories confondues, dans une logique de déclassement et de « smicardisation » généralisée.

Au sein du Groupe La Poste, dont un actionnaire principal est l’Etat, bénéficiant de financements conséquents pour ses missions de service public, de millions d’euros d’exonération de cotisations et contributions sociales liées aux bas salaires (1,6 fois en dessous du SMIC), un minimum de décence devrait être de mise ! Celle qui promettait un « pacte de confiance aux postières et postiers » lors de son audition au Sénat le 24 octobre 2025, aura attendu bien peu de temps avant de le rompre.

Il est urgent de répondre aux revendications des postières et postiers du Groupe en matière de salaire et de répartir justement les richesses créées par le travail !

Les NAO et autres négociations salariales, viennent de s’ouvrir dans la plupart des entreprises en ce début d’année. La CGT incitera à la mobilisation exigera et portera partout avec les postières et postiers:  une augmentation immédiate générale des salaires pour toutes et tous par la reconnaissance des qualifications et de l’expérience, permettant en partie de compenser la perte importante de pouvoir d'achat subie ces dernières années, une évolution annuelle au moins égale à celle du salaire moyen, a minima le doublement du salaire au cours de la carrière, l’augmentation du point d’indice pour les fonctionnaires et un salaire de base de 2000€ à l’embauche sans qualification.