SFR : Quel avenir pour les boutiques
10 juil. 2026
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SFR Distribution c’est aujourd’hui 293 boutiques et 1930 salarié.es en CDI, auxquels il faut ajouter les salarié.es en CDD, les intérimaires et les salarié.es des boutiques franchisées.
Le Consortium qui compte se partager la dépouille de SFR annonce reprendre seulement 120 boutiques SFR Distribution (40 pour chaque opérateur). 173 boutiques SFR Distribution et toutes les franchisées seraient donc vouées à la fermeture !
Nous savons que le consortium ne tiendra pas ses promesses en termes de maintien d'emplois et de hausse des prix.
La CGT est à l'offensive pour proposer une autre issue afin de sauver les boutiques pour plus de proximité, et de préserver l'emploi de milliers de salariés.
Nous n’avons pas de baguette magique et nous ne promettons rien, mais nous pensons qu’il est encore possible de faire dérailler la mécanique de vente à la découpe de notre boîte autour d’un projet construit collectivement et porteur d’avenir.
Face au cynisme des dirigeants des 4 opérateurs, il y a convergence d’intérêt et donc nécessité de convergence par la lutte, entre les salarié.es SFR Distribution et les salarié.es des boutiques franchisées, entre les salarié.es SFR et les salarié.es des autres opérateurs.
La bataille SFR est celle de tous les acteurs du secteur !
Le passage à trois opérateurs entraînerait obligatoirement une hausse des tarifs et impacterait négativement le pouvoir d'achat de toutes et tous. Pourtant le gouvernement laisse faire afin de satisfaire des actionnaires assoiffés de profits.
La convergence d’intérêt est aussi valable pour les salarié.es des 3 opérateurs du Consortium : la fin de SFR signifierait des destructions d’emplois, un durcissement des conditions de travail et de la “modération salariale” pour toutes et tous car les acquéreurs devront amortir les 20,35 milliards d’Euros qu’ils déboursent.
Sur cette base unitaire nous pourrions montrer que c’est en réalité l’avenir du secteur des Télécommunications qui est en jeu, secteur particulièrement structurant pour le pays. Cela faciliterait d’autant plus la médiatisation que des élections présidentielles se tiendront dans moins d’un an.
Le nombre de syndiqué.es CGT est un élément constitutif de ce rapport de forces construit par la base et ses revendications.