La Poste - NAO 2026
18 févr. 2026
Mobilisons-nous pour obtenir une véritable reconnaissance
La Poste a mis fin aux négociations salariales en proposant quelques miettes :
- + 0,7% d‘augmentation générale pour les salariés des classe 1 et 2,
- + 0,4% d’augmentation générale et + 0,6% « au bon vouloir » pour la classe 3,
- + 1% pour les Groupe A et B d’augmentation individuelle au « bon vouloir » (donc potentiellement 0 % pour certain )
Pour la CGT-FAPT, c’est inacceptable. Il est indispensable de poursuivre ces négociations salariales avec l’appui des autres organisations syndicales représentatives.
Les Postiers ne peuvent pas être une nouvelle fois les dindons de la farce. Les richesses produites sont le fruit de notre travail, nous exigeons un véritable partage.
Les chiffres du Groupe seront communiqués au Conseil d’Administration fin février et nul doute qu’ils seront encore une fois bons, voire très bons. Pour autant, nous n’aurons pas d’augmentation à la hauteur de l’inflation, nous n’aurons pas d’augmentation à la hauteur de la revalorisation du SMIC, nous n’aurons rien pour un très grand nombre et notamment pour les fonctionnaires. Le pouvoir d’achat des salariés de droit privé a décroché de plus de 6% ces 6 dernières années et de plus de 10 % pour les fonctionnaires. Dans le même temps, l’entreprise a dégagé plus de 23 milliards d’euros d’excédent brut (entre 2020 et 2024)… ces chiffres sont éloquents, de l’argent il y en a et il va falloir aller le chercher. Nous avons toutes les raisons objectives de démontrer la nécessité d’investir en direction des salariés plutôt que, de façon hasardeuse, dans des entreprises à l’autre bout du monde.
L’augmentation des salaires passera par la mobilisation des postier.eres et la prolongation des négociations.
Avec la CGT-FAPT , exigeons:
- Des grilles de salaires garantis au minimum à 2 000 € bruts mensuels à la première embauche pour un.e salarié.e non qualifié.e (comme l’annonçait La Poste pour les CDD Peak période) et une progression tous les 2 ans à l’ancienneté pendant toute la carrière.
- Des grilles cohérentes et étendues sur toute la carrière.
- Une augmentation du point d’indice pour les fonctionnaires.
- Le 13ème mois minimum pour toutes et tous.
- L’égalité salariale entre les femmes et les hommes, entre les différents statuts des personnels avec un nivellement vers le haut, une mise en œuvre du principe « à travail de valeur égale, salaire égal »
- La revalorisation de l’heure de nuit à 3 €uros.
- Des augmentations générales pour toutes les catégories de personnels
- Le transfert des primes fixes dans le salaire.
Et aussi...
- Tous les éléments de rémunération doivent être soumis à cotisations sociales
- Le droit à la promotion avec négociation du volume et des critères pour les rendre transparents, objectifs et pour une augmentation significative du nombre de promotions
- Des revalorisations de salaires à hauteur de l'inflation et prenant en compte les pertes de ces dernières années
- La réduction du temps de travail sans perte de salaire. Les richesses créées doivent servir à améliorer la vie des salariés, leurs conditions de travail, leurs salaires et leur santé pour leur permettre de mieux vivre dans et hors de l’entreprise
- La mise en place de l'échelle mobile des salaires
- La prise en compte des spécificités des territoires
- Une prise en charge à 100% par l’employeur des cotisations prévoyance santé des organismes complémentaires au régime obligatoire d’Assurance Maladie afin d’améliorer la couverture sociale globale et non de justifier un transfert de prise en charge de la Sécurité Sociale pour les salariés actifs ou retraités
- La prise en charge à 100 % par l’employeur des frais de transport domicile /travail
- L’ouverture de négociation des périmètres du complément géographique et sa revalorisation
- La fin des modulations du temps de travail dans le groupe
- L’augmentation à 3% de la masse salariale du budget donné pour la gestion des Activités Sociales et Culturelles
- Pour les salariés n’ayant pas la possibilité de prendre leurs repas dans un point de restauration collective, un titre restaurant par jour avec participation minimum de 60% de l’employeur au maximum du barème URSSAF
- La mise en place de jours de repos pour congés menstruels
- La mise en place de congés supplémentaires par tranches d'ancienneté. 1 jour à partir de 20 ans d’ancienneté et un jour supplémentaire tous les 5 ans
- L'élargissement des catégories de salariés soumis à la pénibilité (comme les guichetiers) et l’augmentation du nombre de jours octroyés dits « pénibilités »
- La revalorisation des enveloppes consacrées aux parts variables (principe néfaste mais existant qu’il faudrait revoir en profondeur)
- La revalorisation de l'Indemnité de Transport pour l’utilisation de véhicule personnel
- La revalorisation du complément familial et prise en charge pendant toute la scolarité jusqu'à minima 25 ans
- Demande que l’entreprise communique le montant de la valeur ajoutée pour calculer effectivement la possibili-té ou non de bénéficier de la participation conformément à l’article L 3324-1 du code du travail.