La Poste - Absentéisme : la faute des managers ?
15 oct. 2026
Près de 8 % d’absentéisme maladie à La Poste. En BSCC, cela représente 32,6 jours d’arrêt par postier en 2024. Face à ce constat, la direction met en avant l’âge, la féminisation, le handicap et les métiers physiques. Elle objectivise aussi les managers sur le sujet et veut renforcer l’utilisation des dispositifs existants.
En clair : si les arrêts continuent, les managers n’auraient-ils pas assez contrôlé ?
Les managers ne décident ni des effectifs, ni des réorganisations et encore moins des normes et cadences. Eux aussi subissent la pression et sont confrontés aux arrêts. Leur demander des comptes sans leur donner de prise sur l’organisation et les moyens alloués, c’est reporter le problème sans vouloir remettre à plat la stratégie.
Ce que le rapport met en évidence
Un travail de qualité, c’est aussi une question d’organisation
Pour faire du bon travail, il faut du temps, des moyens et une organisation qui le permette. Il faut aussi pouvoir comprendre l’utilité de son activité et donner du sens à son travail. Quand les objectifs, les moyens et les réalités du terrain se contredisent, le travail se dégrade et les personnels perdent la fierté et le sens du travail bien fait.
La Cgt Fapt revendique :
- Agir sur la charge de travail, les effectifs et les réorganisations
- Remplacer les absences pour ne pas reporter la charge sur les collègues
- Donner aux agents les moyens de réaliser un travail de qualité et porteur de sens et avec une finalité
- Prévenir les risques à partir du travail réel, sans pénaliser les salariés malades ni rendre les managers responsables de décisions qu’ils ne maîtrisent pas
La direction organise. Les personnels et les managers en subissent les conséquences. L’absentéisme ne se combat pas par le contrôle : il recule quand le travail est bien organisé, soutenable et porteur de sens.