La Poste - Plateforme Industrielle de Courrier
3 nov. 2026
Vivre et travailler dignement, c’est un droit, dans nos PIC comme dans le pays !
Les salaires stagnent, les prix explosent : Les jeunes se mobilisent pour leur avenir. Travailleurs et retraités refusent la précarité. Dans les PICs, nous partageons cette colère !! Effectifs réduits, départs non remplacés, horaires décalés et cadences accrues : la charge augmente. Les salaires stagnent, les prix flambent. Se loger, se chauffer, se déplacer et nourrir sa famille devient toujours plus difficile.
Stop à la casse sociale ! Moins d’agents , plus de fatigue et de pression : c’est inacceptable. Nous refusons de payer les choix des directions et du gouvernement.
Service public : nous refusons le recul ! Hôpitaux sans personnel, écoles sans enseignants, bureaux de poste fermés ou aux horaires réduits : partout, le service public recule. Moins d’emplois, moins de services, moins d’accueil humain : les plus fragiles sont les premiers touchés. Besoin d’argent pour l’école, les salaires, les embauches. Pas pour la guerre et pas pour les actionnaires.
- les moyens d’étudier ; les moyens de se soigner,
- des services publics accessibles ; des bureaux ouverts ,
- les moyens de travailler correctement ;
- un avenir pour toutes et tous.
Le 5 novembre, mobilisons-nous ! Réunissons nous dans chaque service. Discutons de nos revendications. Organisons la grève et décidons ensemble de ses suites. Relevons la tête, agissons collectivement. La direction de La Poste doit répondre aux revendications des postiers, y compris ceux des PICs.
- L’augmentation générale des salaires à partir d’un salaire de base à 2200€ brut et la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires
- la reconnaissance des qualifications.
- Le maintien et la création d’emplois !
- Des embauches en CDI
- L’interdiction des licenciements
- L’arrêt des fermetures de PIC !
- Des moyens pour les services publics !
- Le blocage des prix de l’énergie : carburants, gaz et électricité !
Focus sur le recul social à la PIC de Marseille. Dans un an, 90 agents de la PIC Marseille vont changer de métiers et passer au tri de colis et à la préparation d’IP et 101 agents perdront leur métier en PIC et devront se positionner sur des métiers de facteurs courrier ou colis. Avec l’annonce des 430 fermetures de bureaux de poste en France et 19 dans le département du 13, ce n’est pas là que les emplois vont être nombreux. La direction annonce seulement 40 emplois de facteurs. Que vont devenir les 60 personnes qui restent sur le carreau ?
Dans les autres PICs, elle entraînera davantage de charge de travail avec des moyens insuffisants. La PIC de Mauguio (34) va devoir absorber un tiers de courrier en plus avec seulement 89 agents supplémentaires. Le projet n’est pas justifié. La PIC de Vitrolles traite le courrier de la 3ème plus grande ville de France. Elle est une des plus rentables avec 2,6 millions d’économies connues sur l’enveloppe de fonctionnement. De plus, la Poste est propriétaire d’une très grande PPDC avec des facteurs courriers et colis prévus dans ce projet et qui a l’espace pour implanter cette nouvelle activité de machine colis. Cela permettrait de faire les mêmes activités sans la perte de 100 personnes sur la PIC de Vitrolles. Nous dénonçons la purge des agents en inaptitude (souvent été créé par le travail à la Poste) et le mode de recrutement des agents qui seront retenus sur le site !! Ils seront choisis à la compétence en premier lieu. L’ancienneté n’est pas appliquée pour le travail en S3C, pour les chauffeurs en camion jaunes, les agents Logissimo. Les emplois qui resteront sur la machine colis (avec le traitement des colis en vrac) et pour les imprimés publicitaires sont des emplois à fortes contraintes de pénibilité. Comment la Poste peut demander à ces agents de vider les milliers de colis des semi-remorques sans outils de manutention ? Ce sont des conditions de travail d’un autre temps !!!!
L’avenir de nos pic est l’affaire de tous ! La fermeture de la PIC de Marseille s’ ajoute à celles d’Orleans, Poitiers, Strasbourg, St Gibrien, Clermont-Ferrand, le CNAP, en seulement 2 ans. Nous refusons la mise en concurrence des plateformes. Si la direction ferme les PICs les unes après les autres, quel avenir pour nos métiers et pour le service public ? Dans les PICs restantes, La Poste supprime les emplois accessibles aux agents avec des aptitudes réduites, comme les postes d’accueil et de sécurité, ce qui favorise les licenciements pour non possibilité de reclassement . Ces derniers ont explosé ces dernières années. Pour la CGT FAPT, Aucun licenciement n’est justifié.